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Dysmorphophobie ou la Laideur imaginaire

 
La Dysmorphophobie
 
 
 
 
La dysmorphophobie
 
Est la crainte obsédante (à tort ou à raison) d’être laid ou malformé. C’est une impression, une préoccupation excessive et source de souffrance concernant son propre aspect corporel. Le plus souvent, le sujet est convaincu de souffrir d’une disgrâce esthétique.
 
La dysmorphophobie est une maladie qui se caractèrise par une préoccupation excessive ou une obsession concernant un défaut dans l’apparence, imperfection légère réelle ou immaginaire.
la dysmprphophobie peut aboutir à une dépression sévère ou à des tentatives de suicide. 

 
Les personnes qui souffrent de cette maladie ont une image dégradée et déformée d’eux même. De ce fait découlent des craintes déraisonnables de rejet à cause de l’interprétation qu’ils font de leur apparence. Il existe deux formes de cette maladie : soit accompagnée d’hallucinations ou sans hallucination.

 
Face à cette souffrance, les patients vont mettre en place des pratiques rituelles compulsives pour couvrir leur(s) défaut(s) réels ou non. Ils peuvent passer un temps considérable face au miroir afin de se rassurer ; cependant, l’effet est souvent inverse.
S’en suit alors une quête compulsive de médecins, de médicaments ou un recours déraisonnable à la chirurgie plastique, allant parfois loin pour améliorer leur apparence par le bais de pratiques parfois dangereuses. Certaines personnes tenteront l’auto-chirurgie ou liront jusqu’à se suicider, pour ne plus souffrir.

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La dysmorphophobie est donc une phobie. Cette peur irraisonnée se focalise ainsi sur son propre corps. 

Cela devient problématique lorsque la préoccupation devient obsessionnelle. Une partie du corps revêt alors un caractère difforme pour la personne qui souffre de dysmorphophobie. Etant obsédé par ce défaut (réel, exagéré ou imaginaire) le patient va se persuader que tout le monde ne voit que cela. Cela prend parfois de telles proportions que ce trouble peut devenir un véritable handicap social.

La dysmorphophobie est parfois associée à d’autres troubles psychiques : dépression, troubles du comportement alimentaire, troubles maniacodépressifs, anxiété, troubles obsessionnels compulsifs et autres phobies (agoraphobie notamment).

Ce trouble est le témoin d’un malêtre profond de l’individu. S’installe souvent un cercle vicieux : plus la personne se fixe sur son corps et ses défauts, plus le regard des autres lui douloureux et plus il s’isole.

Pour cacher cette « disgrâce » invivable, l’individu va trouver une parade grâce aux vêtements, au maquillage, à une certaine posture, à des rituels
Cependant, cela ne dure qu’un temps et ne résout pas le problème.

Les personnes vont aller jusqu’ à l’automutilation & la chirurgie esthétique.

Ils pensent ainsi résoudre leur souffrance en gommant leur défaut physique.

Une fois le défaut « arrangé », la souffrance, la difficulté de s’accepter est toujours là.
Il faut savoir qu’un chirurgien esthétique compétent et sérieux ne décide jamais d’opérer au 1er rendez vous et demande aux patients un suivi psychologique pour évaluer la demande réelle qui fonde cette démarche de chirurgie.

N’oublions pas que chez les personnes souffrant de dysmorphophobie, aucune intervention de chirurgie ne permet de se résoudre le conflit psychique qui sous-tend cette obsession physique. 

Les jeunes qui sont victimes d’une distorsion de leur propre regard sur eux-mêmes, sont loin d’être les plus laids.

Le manque de confiance en soi les rend fragiles et vulnérables. Et puis, comment être aimé des autres si on ne s’aime pas soi-même ? Et inversement, comment parvenir à s’aimer quand on se croit détesté ? Parfois, un échec, une rupture ou une trahison amicale conduisent la personne à focaliser sur un défaut et à se persuader qu’il est la cause de toute sa souffrance. Le détail physique devient l’argument pour refuser les relations avec les autres,surtout quand il s’agit de séduire.

Parfois, la dysmorphophobie s’enracine dans la peur de la sexualité. Leur laideur imaginaire leur permettra de se protéger de la confrontation aux choix sexuels et de ne pas quitter l’enfance si rassurante.

Cette détresse est parfois mal comprise par les autres. Pourtant, il ne faut surtout pas minimiser la douleur et le mal-être profond. L’individu a besoin de réconfort et le trouble peut s’atténuer de lui-même grâce à la maturité et la confiance acquise peu à peu en grandissant.

Cependant, si la dysmorphophobie persiste, cela deviendra un véritable handicap. Une thérapie s’avèrera nécessaire pour traiter le trouble profond dont la dysmorphophobie est le symptôme. Il s’agira de venir à bout du manque de confiance, grâce à une thérapie comportementale ou analytique.

Il faut savoir que si la dysmorphophobie s’inscrit dans la durée et s’accompagne d’un isolement social progressif, si la personne demande de façon répétitive à subir de la chirurgie esthétique et que si ce trouble procure chez celui-ci le sentiment permanent d’être l’objet de la moquerie des autres, alors cette dysmorphophobie pourra être interprétée comme le symptôme inaugural d’entrée en processus schizophrénique.

Etude sociologique de la Dysmorphophobie
 
 
 
 
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