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L’Indifférence

 
 
L’indifférence
 
Qu’estce que l’indifférence ?
 

L’indifférence est une mesure d’intérêt. L’indifférence n’est pas un sentiment.

C’est plutôt une « position ».

Elle ne s’éprouve pas à la manière d’une sensation ou d’une émotion.

On peut même dire que l’indifférence est aux antipodes de l’émotion,

puisque cette dernière indique qu’on est touché.

Il n’y a pas non plus de degré dans l’indifférence. Soit on est indifférent,

soit la chose a une certaine importance à nos yeux.

Le terme indifférence est aussi employé pour signifier

l’égalité en importance.(ex: ceci ou cela , çà m’est indifférent)

L’indifférence feinte

On peut feindre l’indifférence, tenter de paraître indifférent aux yeux des autres.

On peut aussi tenter de se persuader qu’on est indifférent. Dans les deux cas,

l’effort nécessaire indique qu’il s’agit en fait d’un sujet important.

Plus il faut un grand effort pour paraître indifférent,

plus on doit en conclure qu’on n’est touché ou intéressé.

À quoi sert l’indifférence ?

En tant qu’indice de neutralité elle marque l’absence d’intérêt.

Elle peut aussi indiquer qu’on accorde une importance égale à diverses options.

La tentative de feindre l’indifférence, par contre devrait nous alerter.

C’est le signe qu’on a de la difficulté à s’avouer ou à assumer l’importance réelle du sujet. (M.L)

Au premier abord l’indifférence semble indiquer seulement un manque :

c’est l’état de celui qui n’éprouve ni douleur, ni plaisir, ni désir, ni crainte.

L’indifférence ne serait qu’insensibilité,

incapacité à aimer qui confinerait à l’absence de désir et à l’apathie .

On pourrait entendre dans la notion d’indifférence (et dans l’attitude de l’indifférent)

le signe d’un rapport difficile avec la différence :

une incapacité à changer, à se laisser changer par l’émotion ,

mais aussi la négation de la différence, l’enfermement sur soi.

Indifférence et égocentrisme seraient donc liés.
   Un problème se pose ici : l’indifférence porte-t-elle toujours sur ce qui est différent de moi ?

Peut-on être indifférent à soi ? On sait que le sujet anorexique peut se laisser mourir,

mais s’il est indifférent à l’état de son corps,

il ne l’est pas à l’image idéale qu’il a de lui-même…
  

De plus, on peut se demander s’il n’est pas nécessaire d’être indifférent

au malheur des autres pour être heureux ?

Que l’on ne se raconte pas d’histoires :

le spectacle de la famine au journal télévisé n’empêche pas grand monde de continuer son repas ;

la vraie question est l’inverse : peut-on être vraiment heureux en étant indifférent au malheur des autres ?
  

Cependant la définition de l’indifférence comme état de celui qui n’éprouve ni douleur,

ni plaisir, ni désir, ni crainte, peut être entendue tout à fait différemment.

Ces termes ont été utilisés par bien des traditions pour indiquer l’état équilibré du sage.

Si cette définition est négative,

c’est qu’elle désigne une positivité extrême

qui dépasse de loin ce qui fait le quotidien de nos existences.

L’indifférence ici ne serait pas manque de sensibilité à l’égard des souffrances des autres,

et manque d’appétit de vivre, mais au contraire amour inconditionnel de la vie et compassion envers tous.

Le sage ne cherche pas tous les plaisirs, il est dans le plaisir d’exister,

plaisir en repos qui est absence de douleur.

Son amour de la vie ne s’enracine pas dans la peur de mourir,

il n’est pas inquiet de la mort toujours possible parce qu’il ne désire pas vivre éternellement :

le présent lui suffit.

Et si le sage ne connaît ni la crainte ni l’espoir, c’est qu’il sait qu’il n’y a que le présent qui existe .

Il a appris à discerner ce qui dépend de lui, le reste est indifférent.

Le sage est plus occupé à agir sur ce qui dépend de lui, qu’à espérer et à craindre ce qui lui est étranger.

Ce n’est pas qu’il soit indifférent aux autres ; si le sage est apathique ,

 il n’en ressent pas moins la sympathie universelle qui l’unit à tout.

 Il est « citoyen du monde » parce qu’il reconnaît et accepte la différence et le changement partout.
   Alors l’indifférence : qualité ou défaut ? Il y a plusieurs façons d’être indifférent. (J.S)

Voici un beau livre :

CLIC :

 L’Eclipse de la sensibilité : Eléments d’une histoire de l’indifférence de A.Vincent-Buffault

Thème  : Comprendre les formes particulières que
prend l’indifférence dans l’histoire des sociétés
révèle des phénomènes profondément
ambivalents. Au travers de thèmes
variant les perspectives, ce livre s’attache à
explorer ces éclipses de la sensibilité : l’attente
anxieuse au cœur des guerres, l’apathie
qui suit les révolutions, l’ignorance
coupable devant le crime organisé mais
aussi ces moments d’indifférence au creux
du quotidien.

Ce qui m’effraie , ce n’est pas l’oppression des méchants ;

c’est l’indifférence des bons.M.Luther King

Et vous ? quel indifférent êtes-vous ?

 

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